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Anti-poux : comment joindre le naturel à l’efficace ?

Écrit par Alexandra Lecomte le .

La question est récurrente : comment se débarrasser efficacement des poux ? La compagnie de ces parasites hématophages n’est guère agréable et l’envie démange enfants et parents de s’en séparer au plus vite.

Les traitements anti-poux ont beaucoup évolué ces dernières décennies pour répondre à la demande croissante du grand public et s’adapter au phénomène de résistance développé par les insectes. L’objectif ultime étant de proposer une solution efficace et de tendre vers plus de naturalité tout en garantissant l’innocuité du produit sur l’Homme mais aussi sur l’environnement. 

Développement du marché des soins anti-poux

Le marché mondial des traitements contre les poux affiche une croissance rapide : il était évalué en 2021 à 93,47 millions de dollars et devrait atteindre 156,44 millions de dollars d’ici 2029. Soit un taux de croissance annuel estimé de +6,65 % pour la période 2022-2029.1

Profitant de cette demande forte du marché, les produits anti-poux se sont multipliés ces dernières années, sans que leur pertinence ou leur efficacité n’ait pour autant été validée.   

« Nous tenons à sensibiliser les patients et le grand public sur le fait que les traitements anti-poux sont devenus un marché commercial important, échappant à l’évaluation thérapeutique sérieuse de certains produits et certaines stratégies thérapeutiques utilisés. » a alerté dès 2019 la Société Française de Dermatologie dans un communiqué.2

Deux grandes catégories de traitements

Initialement, le marché était dominé par des produits insecticides à action neurotoxique tels que les pyréthrines ou le malathion, qui agissent en ciblant le système nerveux des insectes adultes et des lentes. Toutefois, leur efficacité a été compromise par l’émergence de phénomènes de résistance des poux à ces substances. Ils sont de plus pointés du doigt pour leurs effets potentiellement nocifs sur la santé, engendrant une recherche de solutions naturelles de la part des consommateurs.

L’ANSM a pris des mesures pour limiter l’utilisation du malathion, en imposant la nécessité d’une prescription médicale, et en renforçant les contre-indications et les précautions d’emploi en réponse à ses effets indésirables (troubles neurologiques : maux de tête, nausées, vomissements et très rarement, des convulsions chez l’enfant). Dans ce contexte, ces produits, autrefois classés comme médicaments, ont été retirés du marché français. Le dernier produit de ce type, le Prioderm®, n’est plus fabriqué depuis fin 20183.

Désormais, les traitements les plus couramment utilisés sont basés sur le diméthicone, un composé synthétique qui appartient à la famille du silicone. Ces produits agissent mécaniquement en « étouffant » les poux et les lentes, privant ainsi ces parasites d’oxygène et les empêchant de respirer. Ils sont souvent désignés sous le terme « d’étouffeurs ».

À noter que contrairement aux traitements précédents, il n’y a pas de signes de résistance observés avec ces composés. Toutefois, il est impératif de prendre des précautions liées à leur inflammabilité, comme éviter l’exposition des cheveux à la chaleur après le traitement (d’où les précautions d’emploi telles que : « Rester loin d’une source de chaleur » ou « Laisser sécher les cheveux à l’air libre »).

L’huile de coco, une alternative naturelle

Cette huile végétale est extraite de la noix de coco (Cocos nucifera). Elle est largement reconnue pour ses utilisations en cosmétique et en soins capillaires en raison de ses propriétés hydratantes et nourrissantes.4,5 Elle est également employée comme méthode naturelle et mécanique pour éliminer les poux. Elle appartient par conséquent à la classe I des dispositifs médicaux et agit, elle aussi, comme un « étouffeur ». Concrètement, lorsque l’huile de coco est appliquée généreusement sur les cheveux et le cuir chevelu, elle englue les poux et les lentes. Cette couche d’huile obstrue leurs orifices respiratoires, les privant ainsi d’oxygène. Les parasites perdent leur fluides internes, se déshydratent et finissent par mourir.

Une efficacité cliniquement évaluée

Une étude anglaise de 2009 a évalué l’efficacité d’un shampoing à base d’une émulsion dérivée de la noix de coco contre l’infestation par les poux de tête chez les enfants.

L’étude s’est déroulée sous forme d’essai en milieu scolaire, où les élèves ont été traités les jours 0 et 7, puis contrôlés les jours 8 et 15. Un essai en milieu familial a également été réalisé, où le produit a été appliqué par les parents trois fois en l’espace de deux semaines.

Les résultats de l’essai en milieu scolaire ont montré qu’au bout de 8 jours, 61% des enfants étaient débarrassés des poux après avoir utilisé le shampoing à base d’huile de coco, contre seulement 14% des écoliers qui avaient été traités avec un produit à base de perméthrine.

La perméthrine est un insecticide synthétique qui agit en perturbant le système nerveux des insectes et en provoquant leur paralysie, ce qui entraîne leur mort. Suspectée d’être un perturbateur endocrinien6,7, la perméthrine n’est plus utilisée dans les produits anti-poux.

Dans l’essai en milieu familial, où tous les membres de la famille ont été traités, le taux de guérison atteignait 96% avec l’huile de coco.

Un produit végétal efficace sous conditions

En réponse à une demande accrue de naturalité, on comprend donc pourquoi l’huile de coco est de plus en plus plébiscitée par les consommateurs.

Cependant, l’efficacité n’est pas systématiquement au rendez-vous parmi l’offre de produits existants. La nature des huiles de coco varie en effet suivant l’origine ou la période de récolte de la matière première.

Cette variabilité végétale conditionne directement sa composition en acides gras et par conséquent son efficacité dans l’élimination des poux, les acides gras étant les composés responsables de leur étouffement.

Heureusement des preuves de garanties existent ! Certains fournisseurs ont élaboré un cahier des charges strict permettant de certifier la même composition d’un lot de matière à l’autre. Les spécifications incluent un profil d’acide gras unique dont l’efficacité sur les poux et les lentes a été testée et prouvée à hauteur de 100%.

Les nombreux atouts de l’huile de coco contre les poux

Hypoallergénique

Un des nombreux avantages de l’huile de coco est son faible potentiel allergène8,9. L’huile de coco est extraite de la pulpe de noix de coco et ne contient généralement pas les protéines responsables de nombreuses allergies alimentaires.

Cette absence d’effet sensibilisant en fait un produit idéal pour toute la famille, incluant bébés, jeunes enfants et femmes enceintes.

Biodégradable

Par ailleurs, certains fabricants de traitements anti-poux prêtent une attention particulière à l’impact environnemental de leurs produits : les huiles de coco utilisées dans leurs lotions sont dites « facilement biodégradables » d’après les normes OCDE 301 F.

Les normes OCDE 301 F font référence à une série de méthodes d’essai développées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour évaluer la biodégradabilité de produits chimiques et de substances dans l’environnement aquatique.

La biodégradabilité est un aspect fondamental dans la formulation de produits cosmétiques et des produits rincés.

De ce point de vue, l’utilisation du diméthicone (principal traitement anti-poux et appartenant à la famille des silicones) peut poser question.

Christine Lafforgue, ancienne présidente de la Société Française de Cosmétologie (2018-2021), biologiste et chimiste de formation, a évoqué le sujet dans une interview10 : « En vérité, le seul danger du diméthicone, c’est son impact environnemental. C’est un composant qui n’est pas biodégradable et qui est néfaste pour la santé de la planète. La réglementation européenne REACH essaye de hiérarchiser l’utilisation du diméthicone, de voir si on peut limiter sa production pour certains produits. Il faut réfléchir à l’intérêt du produit face à son impact sur l’environnement. »

Plaisir d’utilisation d’un soin anti-poux, est-ce possible ?

Hypoallergénique et non irritante, l’huile de coco est tout à fait adaptée à un usage familial et à fréquence régulière.

Grâce à des procédés de fabrication confidentiels, certains fournisseurs sont même parvenus à rendre l’huile non grasse pour un confort d’utilisation optimal.

En tant que marque, il est donc désormais possible d’intégrer à votre gamme un anti-poux naturel et surtout à l’efficacité prouvée, non irritant, non gras, respectueux de l’environnement et sans silicone !

L’efficacité de cette solution repose sur un sourcing exclusif et spécifique de la matière première ainsi que sur une solide maîtrise de la technique de formulation.

Grâce à des liens privilégiés avec des partenaires industriels européens, les experts de BOTANI BRANDS vous accompagnent dans la formulation d’un produit efficace et prêt à l’emploi.

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Sources :

  1. https://www.sfdermato.org/media/pdf/communique-presse/sfd-cp-pediculosvf-f83a93cd0c638309eda86525984c1518.pdf
  2. Global Lice Treatment Market – Industry Trends and Forecast to 2029 – Data Bridge Market Research
  3. https://ansm.sante.fr/actualites/arret-de-commercialisation-de-la-lotion-anti-poux-prioderm-a-la-suite-du-renforcement-de-ses-conditions-de-prescription
  4. Varma, S. R., Sivaprakasam, T. O., Arumugam, I., Dilip, N., Raghuraman, M., Pavan, K. B., Rafiq, M., & Paramesh, R. (2018). In vitro anti-inflammatory and skin protective properties of Virgin coconut oil. J Tradit Complement Med, 9(1), 5-14. https://doi.org/10.1016/j.jtcme.2017.06.012
  5. Deen, A., Visvanathan, R., Wickramarachchi, D., Marikkar, N., Nammi, S., Jayawardana, B. C., & Liyanage, R. (2021). Chemical composition and health benefits of coconut oil: an overview. J Sci Food Agric, 101(6), 2182-2193. https://doi.org/10.1002/jsfa.10870.
  6. Sheikh, I. A., & Beg, M. A. (2021). Structural Aspects of Potential Endocrine-Disrupting Activity of Stereoisomers for a Common Pesticide Permethrin against Androgen Receptor. Biology (Basel), 10(2), 143. DOI: 10.3390/biology10020143. PMID: 33670303. PMCID: PMC7918290.
  7. Sheikh, I. A., & Beg, M. A. (2021). Structural Aspects of Potential Endocrine-Disrupting Activity of Stereoisomers for a Common Pesticide Permethrin against Androgen Receptor. Biology, 10(2), 143. https://doi.org/10.3390/biology10020143
  8. Stutius, L. M., Sheehan, W. J., Rangsithienchai, P., Bharmanee, A., Scott, J. E., Young, M. C., … Phipatanakul, W. (2010). Characterizing the relationship between sesame, coconut, and nut allergy in children. Pediatr Allergy Immunol, 21(8), 1114-1118. doi: 10.1111/j.1399-3038.2010.00997.
  9. Fries, J. H., & Fries, M. W. (1983). Coconut: A review of its uses as they relate to the allergic individual. Ann Allergy, 51(4), 472-481. PMID: 6354008.
  10. Interview de Christin Lafforgue sur le dimethicone – https://www.cosmopolitan.fr/qu-est-ce-que-le-dimethicone-dans-les-cosmetiques-quels-dangers,2056442.asp

Nos références